Who's in da house ?

Who's in da house ?

dimanche 11 mars 2012

[Ciné] Martha Marcy May Marlene


Martha semble paniquée au téléphone. Sa soeur, à qui elle n'a pas donné de nouvelles pendant deux ans, l'intime de rester où elle est afin de venir la chercher.
Entre réalité et fiction, flash-backs et paranoïa, nous découvrons le portrait d'une jeune femme brisée par l'expérience qu'elle a vécue au sein d'une communauté étrange, sous le nom de Marcy May.

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Il s'agit sans aucun doute d'un de mes moments ciné les plus intenses de cette dernière année. Contre toute attente, Elizabeth Olsen nous offre une prestation excellente aux côtés de John Hawkes, manifestement taillé pour le rôle du leader charismatique Patrick. 

Une histoire touchante, ambiguë, effrayante. 

Le but de ce film n'est pourtant pas de dépeindre le portrait précis d'une secte et de montrer l'évolution d'une personne au sein de celle-ci. Il nous montre plutôt une comparaison intéressante entre deux styles de vie diamétralement opposés, ayant chacun quelque chose d'attrayant et de repoussant à la fois. On découvre les travers de cette communauté aux moeurs étranges qui, dès le début, nie la personnalité des individus (en les renommant, par exemple). On observe également l'inégal rapport au sexe du côté des hommes et des femmes de la secte. Les règles strictes de vie, l'encadrement rigide des personnes, la confusion et la perte de tout repère après un lavage de cerveau à long terme. Libérée de tout cela, Martha va néanmoins rencontrer de nouvelles barrières et désespérément essayer de trouver sa place dans un monde incompréhensible.

La fin du film reste pourtant incroyablement frustrante : une fin ouverte, malgré quelques indices qui nous pousseraient dans une direction plutôt qu'une autre, qui ne peut nous empêcher de ressentir un malaise général. On veut connaître le fin mot de l'histoire, à tout prix, et l'on ne peut que l'imaginer de deux façons différentes : la pire ou la meilleure.

Un véritable bijou qui ne laissera indifférent que les sots !


9/10

samedi 10 mars 2012

[Humeur] Coup de gueule de la semaine


J'aime les animaux. Pas tous, certes : j'ai du mal avec les petits chiens chers qui ont l'air d'avoir été maltraités et qui ressemblent plutôt à des rats sur rallonge qu'à des chiens. J'aime pas une panoplie d'insectes et je suis assez atterrée par l'existence même du pigeon.
Mais qu'importe, j'aime les animaux dans l'ensemble. Ce que je n'aime pas, par contre, ce sont les gens qui se croient au pays du bisounours et qui pensent que tout l'argent dont on dispose devrait aller direct à la cause animale.

ALLÔ ?

Avec tous les animaux errants qui traînent à cause de l'irresponsabilité des gens on devrait se faire chier à les garder 17 ans en vie dans un refuge envers et contre tout, clament certains avec conviction. Moi je veux bien, si les moyens sont là. Si le refuge a assez de subsides, ok. Si les "familles d'accueil" (c'est bizarre, je pensais que les familles d'accueil c'était pour les enfants qui morflaient) ont 50€ par mois à claquer potentiellement pour un nouvel arrivant chez elles, ok. [Et soit dit en passant je souligne que je conchie très fort les personnes qui acquièrent un animal pour l'abandonner quelques temps après parce que c'est moins mignon/elles sont enceintes/le couple se sépare et ne sait pas qui va garder l'animal (mais WTF ?!)/on déménage dans un endroit où le proprio ne veut pas d'animaux (ferme ta gueule, ton proprio n'a pas le droit de refuser un animal qui ne démolit rien, et arrange-toi pour trouver autre chose abruti/e !) etc.]

Mais lorsqu'on a trop de chats et de moins en moins de place dans un refuge, y a un moment où il faut apprendre à accepter la dure loi de la vie. Moi ça ne me fait pas spécialement bondir de savoir qu'un chat ou un chien très âgé qui n'a pas pu être adopté après X années finisse par être euthanasié parce qu'il coûte de l'argent et que personne n'en veut. On ne peut pas garder en vie tous les animaux abandonnés qu'on trouve, c'est très triste, et les gens ont l'art de chialer quand ils voient la photo d'un dauphin mort ou d'un chiot attaché à un arbre, mais il existe une cause mille fois plus importante que le recensement des faits divers de la DH et de la RTBF, c'est la vôtre, bande de connards. Vous ne méritez sans doute pas, pour investir autant d'énergie dans un animal et si peu dans votre prochain, mais oui, vous êtes plus importants, et oui, votre vie a plus de valeur. 

Le prochain qui passé ses 20 ans me sort des tirades sur la vivisection et le massacre des baleines et se permet d'en avoir rien à battre de voir un gosse mutilé en train de mendier dans la rue, ou juste un sdf qui a tout perdu du jour au lendemain et qui se demande au jour le jour s'il va pouvoir noyer le chagrin qu'implique sa vie de merde dans l'alcool, et bien malgré toute ma bonne volonté et mes convictions à ce sujet, ce prochain peut aller se faire foutre, il n'aura aucun respect de ma part. 

C'est pas grave hein, console-toi va, si un jour on me demande de choisir entre mon chat et toi, je risque de te choisir quand-même, par principe. Tu comprendras sans doute ta chance.



Fait amusant : Les plus grands amis des animaux sont des partisans de l'extrême-droite. Le saviez-vous ? Ca peut en tout cas très aisément se comprendre.

lundi 5 mars 2012

[Ciné] The Iron Lady


La jeunesse et la sénilité de Margaret Thatcher. Ses ambitions, son ascension au pouvoir et les obstacles auxquels elle a dû faire face.

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On voit beaucoup plus la sénilité de la dame et ses moments hallucinatoires que sa vie politique. Ce dernier aspect est d'ailleurs limité à quelques éléments clés sans réel approfondissement ce qui retire au film beaucoup de potentiel positif.
On dirait que le seul objectif de ce (trop) long-métrage était de montrer le talent de Meryl Streep (indéniable, comme d'habitude) et de lui garantir un énième oscar sans trop se fouler.
Bah, je m'attendais à mieux.


7/10 (je ne peux me résoudre à coter objectivement un film avec mon actrice favorite)

mercredi 29 février 2012

[Autres] A little Ardis moment

If I go to church on Sunday
And then cavalery on Monday
Nobody's business.